Visite de la Consule d’Allemagne

L’intervention de Mme Rump, Consule d’Allemagne, s’est déroulée dans le cadre des cours d’allemand de Madame Rippe autour de l’amitié franco-allemande à la suite du traité de l’Élysée – 1963, entre de Gaulle et Adenauer.  Cela a permis de comparer deux systèmes sociaux, économiques et sanitaires.

Deux vagues d’élèves ont bénéficié de cette présentation « diplomatique » : d’abord des collégiens, puis des lycéens pro et techno avec quelques étudiants de BTS SAM.

Le second groupe s’est intéressé à la façon dont Madame la Consule avait vécu la chute du mur de Berlin, curieux de connaître de quel côté elle avait vécu et s’il y avait encore des différences notoires entre l’Est et l’Ouest allemand. En 1989, elle était consule à Los Angeles et n’a pas pu partager sa vive émotion avec ses proches. Aujourd’hui, des différences sont encore perceptibles. Par exemple, les Allemands de l’Est se sentent souvent défavorisés, le système de l’Ouest ayant été le mode de fonctionnement imposé sur l’ensemble du pays réunifié.

Des élèves ont voulu connaître le montant du SMIC allemand instauré depuis 2015, élevé à environ 9 € de l’heure. Ils se sont également interrogés sur le système de Sécurité Sociale qui est financé à la fois par l’entreprise et le salarié. La sécurité sociale allemande comprend 5 branches d’assurance : l’assurance pension (dont la retraite), l’assurance maladie-maternité, l’assurance dépendance, l’assurance accidents et l’assurance chômage.

D’autres questions ont concerné la température sociale allemande à l’heure où la France connaît le mécontentement des gilets jaunes. Il s’avère que l’Allemagne se préoccupe également du pouvoir d’achat mais s’y attarde moins : alors que les Français y consacrent en moyenne 30 minutes dans un journal télévisé, les Allemands n’en dédient que 5. À la question sur les mouvements en Allemagne contre l’accueil de migrants, Madame la Consule a répondu très sereinement que le gouvernement avait pris conscience qu’il fallait écouter et prendre en compte tous les avis, un unique point de vue étant impossible dans une nation. Enfin, les échanges se sont terminés sur les clichés de chaque pays (ponctualité, saucisse et bière chez les Allemands, baguette, béret et rêve de capitale chez les Français etc.) Il semblerait que ces clichés ne soient pas complètement infondés, qu’ils peuvent être alimentés par la nation elle-même puisqu’ils font partie intégrante de la culture du pays. La consule a mis en avant l’importance de l’autodérision et ce sur tous les sujets.

A l’issue de l’intervention, des élèves ont poursuivi les échanges avec cette personnalité diplomatique en montrant une sérieuse curiosité sur les affaires étrangères et la géopolitique.